tralala

une histoire de plus

Mardi 12 avril 2011 à 23:47

Il existe un chemin couvert de pétales de roses au Pakistan. On les fait sécher avant d'en faire des huiles essentielles. On peut marcher dessus sans risquer de les abimer, au contraire, ça permet de les tasser.
Il existe une âme pleine de bonnes intentions. On la fait sécher avant d'en faire une personne bien. On peut marcher dessus mais ça n'est pas sans risque.

J'ai enchaîné les malaises, les maladresses. Je voudrais revenir en arrière, être un bourgeon prêt à éclore.
Aujourd'hui je suis fanée.
Mais il y a bien pire.
Et puis le printemps revient.

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Lundi 7 février 2011 à 20:28


Page blanche sur ma vie.


















J'ai changé. Beaucoup. En mal. Un peu. Cette formation me formate. Ou me déformate, j'en sais rien. Je ressens juste que je ne suis plus tout à fais la même. Je me surprends à penser des choses négatives qui ne m'auraient jamais traversé l'esprit auparavant. Je me trouve bidon. Je n'ai même plus de mémoire. Je ne sais plus me rappeler des bons souvenirs, des bons délires ou même de ce que j'ai pu manger hier. Ils me font perdrent la tête, tous. Je voudrais redevenir ce que je ne suis plus. Je voudrais que tout s'arrange. Que nos problèmes s'évaporent. Je voudrais qu'ils guérissent. Je voudrais guérir. H. descend dans 3 semaines. "Tu ne dis rien? Tu ne veux pas de ta mère?". Une belle année de Montpellier à Marseille, c'est possible? Mais qu'est-ce qu'il me prend? Alors j'essaie de ne pas perdre le nord. De ne pas perdre l'Ouest... Et je me souviens avec peine nos yeux rivés sur ces films à la con, nos aprem' de folles mélodies, nos missions-plage le dimanche soir. Vivons dans le présent. Du moins, tâchons de nous souvenir d'aujourd'hui.

Dimanche 5 décembre 2010 à 3:42

J'ai l'impression de ne venir sur cette page que pour pleurer.
Comme si je doutais pas assez, il me laisse mariner. Je mijote mais je n'arrive pas à exploser. Alors je deviens méfiante voire méchante. Ce sont eux, les hommes, qui me rendent si dure et si fragile à la fois. Ils en arrivent même à me faire détester. Je voudrais bien être une autre. Me sentir sereine sans être obligé d'être sans cesse rassurée, aimée. Et pour couronner le tout, je deviens jalouse. Mais d'une jalousie maladive. Celle qui vous rend les yeux noirs et qui focalise votre cerveau sur le petit détail de votre existence. Celle qui vous donne mal au ventre et vous tranche la gorge. Mais pourtant je les aime tous ces gens. Comment pourrais-je leur en vouloir? Oui, mais je les aime possessivement. C'est ça qui tue. J'ai beau faire des efforts, c'est comme si je n'étais jamais récompensée. Voilà pourquoi je vous assure que je suis égoïste. J'en attends trop des gens. Je voudrais qu'on me claque. Paradoxe insurmontable. Mais que m'arrive t-il? Qu'est ce qui fait que je sois ça? Je ne sais plus me défendre. Alors je fais la tête et pleure dans la voiture, accelérant au feu rouge.
Et cette fille d'apparence si forte m'a drôlement touchée dans ces nuages de fumée aux arômes de fraise et de raisin blanc. Comme je me suis reconnue dans ses doutes et ses douleurs. "Comme quoi, dans la vie, il faut relativiser, car on peut tout surmonter."
Mais il reste des choses qui ne se résolvent pas. Et qui viennent me hanter de plus en plus souvent. Comme une mise en garde : attention, tu vas trop loin, reprend tes esprits. Mais mon esprit est trop loin, mon esprit a trop vécu, mon esprit semble foutu. Et je m'embourbe. J'essaie de me sentir aimée et désirée en faisant l'amour dans des voitures. Je tombe de plus en plus bas. Et avant de me coucher, je me sers un petit verre, histoire de dormir tranquille. J'ai la méchante impression de caricaturer une vieille dépravée. J'exagère. Je n'en sais rien.
J'aurais besoin d'un diagnostic clair. Histoire de m'accrocher à quelque chose. Histoire de rebondir. Histoire de devenir.

Mercredi 10 novembre 2010 à 18:23

Je me suis dit qu'il y avait une justice tout de même... Et puis je me suis demandée si elle l'avais réellement compris, si cette histoire qui me poursuit depuis toute petite allait enfin s'atténuer. Mes questions planent. Alors je fais des plans sur la comète. Et je décolle, à mach 3 je vole, à 15 mètres du sol. Je me remets en question quoditiennement. Chaque heure, et même la nuit. Des fois, je ne sais pas sur quel pied danser, alors je fais le grand écart pour voir ce que ça donne de s'étirer, de voir plus loin. Des fois je ne sais pas ce que je fais là. Des fois, je le sais. Mais suis-je à la hauteur? Ce stage me fait peur. Et ce sentiment si égoïste de joie, de soulagement voire de puissance à chaque fois que je fais le bien autour de moi m'angoisse. Je me prends pour qui? Des tonnes et des tonnes de question, des tonnes et des tonnes de boulot. Et cette prise de conscience sur ces difficultés dans lesquelles je m'apprête à rentrer. Je les voie usés et craintifs. Et des sentiments confus. Des objectifs flous. Mais comment tu veux savoir à l'avance comment ça va se passer? Comment tu peux prévoir ta vie comme ça? Une pression quasiment constante. Mais il y a pire. Je voudrais leur filer mes tuyaux (si seulement j'en avais) et dissiper la brume de leur esprit. Comme s'il fallait se rendre à l'évidence.

Je ne pourrais pas sauver le monde

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Lundi 1er novembre 2010 à 14:32

J'ai le sentiment d'avoir tué des gens. Mais je suis lâche et au lieu de parler, je m'enfuie en courant. Je me mens. Les larmes coulent en guise de protestation. Impression de déjà vu, déjà connu. Mais toujours aucune idée de comment s'y faire, comment changer... Je m'excuse. Ses paroles me reviennent comme des claques. En pleine nuit. Je dors peu, je mange peu, je sors peu. Je me rends malade. A quoi ça sert? Je n'arrive même pas à les regarder dans les yeux. J'ai l'impression que tout ce qui est dit est contre moi. Je deviens parano. J'ai peur de leurs remarques, du regard qu'elles portent sur moi. Je m'excuse. Mais rien y fait. C'est quand même fou les proportions que tout cela prend alors que ça part d'un putain de vieux malentendu. Mes mains tremblent, mon corps crie. Je m'excuse. Je suis ridicule de revenir la queue entre les jambes. Et ils s'en mèlent. Mais foutez moi la paix merde. Si je m'écoutais.

Le ciel est gris, je suis
pourrie.

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